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Ferronnerie d'Art : On parle de nous dans la presse ! - par jpradz le 10/12/2018 @ 09:45

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A.M. (Photos Séverine Courbe) |

Oignies Ferronnerie d’art, la seule section au Nord de Paris est à Oignies

Ils ont du charbon sur le front et se baladent en t-shirt (de groupe de métal) quand dehors la température flirte avec zéro… Ainsi reconnaît-on les étudiants du CAP ferronnerie d’art du LP d’Oignies. Le lycée accueille depuis la rentrée 2017 la seule section au nord de Paris. Ambiance « Seigneur des anneaux » dans l’atelier, au milieu des flammes et des enclumes.

Température tropicale dans l’atelier, fer rougi, crépitements, bruits d’acier… Une demi-douzaine de jeunes en t-shirt jouent avec le feu et tapent du marteau sur des enclumes. Ils ont entre 15 et 23 ans, et sont les premiers étudiants de la toute nouvelle section ferronnerie d’art, ouverte au LP Joliot-Curie d’Oignies. La seule au Nord de Paris, avec des forges au charbon, à l’ancienne.

Résultat : depuis l’ouverture, le lycée pro voit déferler des étudiants aux profils inhabituels. Un ex-étudiant en licence de biologie, un autre en système électronique et numérique, un ancien chasseur alpin, une jeune qui va abandonner son BTS diététique, deux lycéens de 1ere L à la dérive… Des parcours différents mais toujours la même rengaine : ils voulaient tous faire quelque chose de concret, avec leurs mains, travailler des matières nobles, durables, fabriquer, créer, produire, s’épanouir… Le parfait opposé des futurs cadres qui passeront leurs journées en réunions à plancher sur des « rétroplannings ».

« Ce qu’on retrouve chez chacun d’entre eux, c’est une motivation dingue se réjouit Jean-Pierre Radzieja, le chef de travaux. Là, normalement, c’est la pause, la récré… Bin ils ne s’arrêtent pas les gars ! On en a un qui vient de Saint-Quentin, tous les jours ! » C’est Justin, 18 ans, qui prend le train chaque matin à 5 h pour arriver à Libercourt à 7 h 40, « puis je viens à pied à Oignies. Et le soir, je rentre vers 20 h à la gare de Saint-Quentin… » L’an dernier, il était en filière littéraire au lycée, « Mais d’être toujours assis derrière un bureau… ça m’a… J’ai développé une phobie scolaire, j’ai complètement décroché. Ici, je suis bien, heureux… »

Comme Nathan, d’Abbeville, qui passe ses récrés à forger des « trucs pour offrir à Noël… » ou Emilio, de Noyelles-Godault, qui était en littéraire à Darchicourt : « J’aimais bien dessiner et on m’avait dit qu’en littéraire… mais en fait, pas du tout. j’ai complètement décroché et je me suis retrouvé avec 3 de moyenne. Ici, j’ai essayé et j’ai accroché tout de suite. » Il y a aussi Valentin, l’ancien chasseur alpin de 23 ans, originaire de Saint-Raphaël ; Logan, ex-élève en 3e à Avion, ex-décrocheur qui s’épanouit aujourd’hui à « travailler avec les mains, à fabriquer des pièces uniques » ou encore Matthis, 14 ans, ex-3e à Carvin, qui dormait en cours jusqu’à ce qu’il fasse un essai ici, « Ça m’a plu tout de suite ! Travailler avec mes mains, c’est ce que je voulais. »

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«Les jeunes veulent faire des choses qui ont du sens»

Thomas Jackowski (en photo dans son atelier de Farbus) est artisan forgeron d’art. À 36 ans, originaire de Liévin, il est installé à Farbus depuis dix ans et s’apprête à ouvrir une galerie d’art. Devenu prof au LP d’Oignies, il représente magnifiquement ce métier-passion : « Disons que j’ai eu un parcours scolaire compliqué… J’ai fini par arriver en CAP électrotechnique, puis par faire un Bac pro dessin industriel, un BTS chaudronnerie, une licence en génie mécanique. Quand je me suis pris de passion pour la ferronnerie, j’étais trop vieux pour faire les Compagnons. Alors je me suis fait mon tour d’Europe tout seul… » Belgique, Angleterre, Écosse, Espagne, Irlande, Italie, Ukraine… « J’allais sur place et je me formais, sur le tas, en rencontrant des gens qui finissaient toujours par me mettre en contact avec d’autres gens. En Angleterre par exemple, je devais y rester un mois, et bien j’y suis resté huit mois… »

L’engouement pour cette section ne l’étonne vraiment. « Dans le Nord, il n’y avait aucune formation de forge, alors qu’il y a une forte histoire minière et métallurgique. Ça fait partie du patrimoine. » Quant aux profils étonnants des étudiants qu’il forme… « Je crois que les gens en ont marre de faire des trucs abstraits ou inutiles. Ils ont envie de toucher la matière. L’éducation nationale a tellement misé sur la formation de bureaucrates et d’informaticiens… Mais ça n’est plus ce que les jeunes veulent. Ils veulent quelque chose qui a du sens, qui soit noble, pas jetable… et les débouchés sont immenses. »

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